Archives de Catégorie: Transport et mobilité

Le 6 octobre, tous à l’eau !

Flyer-Débat-couleurLundi 6 octobre, l’association Marché sur l’eau vous invite à (re)découvrir que l’eau est aussi un moyen de transport !
Soirée Film et débat sur le thème Transport fluvial et circuits courts
Lundi 6 oct. à la péniche Antipode – En face du 55 quai de la Seine 75019
Rendez-vous à 19h sur la péniche pour découvrir le film de Léa Butez.
Puis la présentation du projet de Rachael LUCAS.
Anselm, le directeur de l’association, répondra aux questions, et ouvrira le débat avec les experts invités.

Connaissez-vous le Plan Climat Energie de Paris ?

Si vous habitez à Paris, le Plan Climat Energie vous intéresse. De quoi s’agit-il ? Des orientations et des engagements de la municipalité pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre, mais aussi pour s’adapter au changement climatique désormais inévitable.  Mine de rien, ce sont pratiquement tous les aspects de notre vie quotidienne qui sont concernés : habitat, transport, consommation, alimentation, cadre de vie, emploi, déchets.

Si on vous en parle aujourd’hui, c’est que l’actualisation 2012 du plan est soumise à la consultation des parisien-nes jusqu’au 30 octobre. Donc si vous voulez donner votre avis, il ne vous reste plus que 4 jours ! Mais surtout, c’est l’occasion de prendre connaissance de ce document très bien fait, qui engage notre futur commun. Bonne lecture !

Pour consulter le plan et donner votre avis, rendez-vous sur le site de la mairie de Paris : http://www.paris.fr/accueil/environnement/plan-climat-energie-de-paris-donnez-votre-avis/rub_9654_actu_120248_port_23775

 

La voiture électrique, ou l’arbre qui cache la forêt…

C’est la vedette du Mondial de l’Automobile cette année : la voiture 100% électrique. Peu importe son autonomie limitée, son coût prohibitif. Pourquoi cet engouement ? Peut-être parce que la voiture électrique, ce serait l’écologie souriante, le mariage impossible entre société de consommation et développement durable ? Malheureusement, ce n’est pas si simple…car le rêve de la voiture électrique risque de se fracasser contre deux réalités :

1) La production d’électricité, indispensable pour faire rouler ces petits engins, est elle-même polluante, surtout dans les pays où elle est produite à base de charbon, c’est à dire presque tous en dehors de la France…sans parler de la fabrication des engins eux-mêmes. Au final, le taux d’émission de CO2 au kilomètre serait d’une centaine de grammes, c’est à dire plus que la dernière Toyota Prius, qui n’est « que » hybride…

2) Ces véhicules ont besoin de batteries performantes, au lithium. Et, comme la demande en véhicules explose dans les pays émergents, il va falloir beaucoup, mais beaucoup de lithium. Or les réserves de lithium ne sont pas inépuisables, et leur exploitation pose également des problèmes écologiques.

La solution, ce n’est donc pas de changer le moteur, mais de changer nos comportements. La voiture de demain, électrique ou non, devra occuper une place bien différente de celle d’aujourd’hui dans les villes et les campagnes : en clair, elle sera partagée entre plusieurs utilisateurs et connectée à des réseaux de transport en commun qui assureront les liaisons grandes distances.

Mais c’est surtout dans nos têtes que la voiture doit changer de place ! Aujourd’hui elle est devenue selon les cas un symbole de réussite sociale, un défouloir, un instrument de violence ou la compensation d’une vie médiocre. Et parfois, un moyen de transport…

La voiture est un formidable symbole de la difficulté à adopter un modèle de développement durable, car elle cristallise toutes les contradictions entre :

– les limites physiques de la planète, et nos réels besoins de mobilité, d’une part,

– une société de consommation qui encourage l’individualisme, le consumérisme, et flatte notre égo d’autre part…et dont la voiture électrique est le dernier avatar…

Oui, la voiture de demain sera électrique. Mais elle sera surtout utilitaire et rare. Et ce sera çà, la vraie révolution !

Ne prenez plus la voiture en ville !

Semaine de la mobilité : du 16 au 22 septembre

La Semaine de la mobilité et de la sécurité routière a lieu chaque année du 16 au 22 septembre. Cette opération est coordonnée par le ministère du Développement durable, en partenariat avec l’Ademe, le GIE Objectif transport public, la FUB et le Club des villes et territoires cyclables. L’édition 2010 valorise le principe du bien circuler ensemble. L’objectif est de générer un changement de comportements en matière de déplacements pour, à terme :
- contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre dues aux transports
- contribuer à réduire le nombre d’accidents sur les routes.

Consultez le programme de la semaine en cliquant sur le bandeau de la manifestation, ci-dessus. Et pour devenir éco-mobile, pensez à utiliser les liens de notre rubrique « Se déplacer autrement » : véhicules électriques, transport en commun, covoiturage, …les solutions existent, ils ne restent plus qu’à les utiliser !

Etes-vous un écoconducteur ?

La voiture, ça pollue, tout le monde le sait. Mais vous pouvez polluer moins…en conduisant mieux ! Et en plus, non seulement c’est bien pour la planète, mais c’est aussi bon pour votre sécurité…et même pour votre porte-monnaie !

Faites le point de vos connaissances et de votre conduite, avec notre questionnaire « Conduite Verte » :

Diagnostic Ecoconduite

Transport : les voitures de demain ?

Je vous ai parlé dans un précédent article des solutions qui s’offrent à nous actuellement pour essayer de rouler en polluant moins. Aucune des solutions proposées ne nous permet de nous déplacer en voiture sans laisser de trace… Qu’en sera t-il demain?

Aujourd’hui, personne ne sait exactement quel type de motorisation fera avancer nos autos de demain. Car il est tout de même une quasi-certitude que nous continuerons à rouler en voiture. Ce mode de transport restera le meilleur dans certaines conditions – tout le monde n’habitera pas en ville et tous les déplacements privés ne pourront jamais être satisfaits par les transports en commun, aussi évolués et confotables soient-ils. La réponse ne sera peut-être pas unique.

En effet, chaque pays pourrait développer des infrastructures propres en fonction de ses spécificités géographiques et de ses atouts ou de ses faiblesses en termes d’énergie. La voiture purement électrique s’adapte en effet davantage à des petits pays comme Israel ou les Pays-bas par exemple.

Là où les espaces sont grands, comme aux Etats-Unis, on continuera à utiliser un temps les carburants fossiles, mais dans des véhicules de plus en plus souvent hybrides, alors que des pays émergents comme la Chine ou l’Inde, où la distribution des carburants classiques demeure insuffisante, pourraient développer des infrastructures basées sur l’hydrogène.

En ce qui concerne les véhicules électriques, il faut savoir que leur principal inconvénient réside dans la taille, le poids et la capacité des batteries, défauts qui limitent leur autonomie. Il semble que l’avenir soit aux batteries lithium-ion (les batteries de nos téléphones portables, même si un problème de quantité disponible se posera vite).Mais on ne parle cependant toujours pas de batteries permettant d’obtenir une autonomie comparable aux véhicules à moteur thermique.

Certains constructeurs ont imaginé de vendre une voiture électrique mais de donner en location à l’utilisateur les batteries nécessaires à son fonctionnement. Le client choisirait alors les batteries les mieux adaptées à ses trajets et un système rapide permettrait de les échanger en cours de route dans des stations-service d’un nouveau genre.

En ce qui concerne l’hydrogène, celui-ci permet de produire à bord du véhicule, par électrolyse, le courant nécessaire à son moteur électrique. Le seul résidu de ce processus est de la vapeur d’eau. Cette solution n’est pas vraiment pour tout de suite à cause des nombreux problèmes de stockage du carburant et de la lourdeur de mise en place d’une infrastructure completement nouvelle. Il faut aussi trouver un moyen de fabriquer de l’hydogène de manière propre…

Stéphane Garcia